Annexes du guide e-réputation

Vous pouvez retrouver ici en détail des documents cités dans les articles du guide.

Article 24Heures

BERLIN | Un ex-agent de la police secrète est-allemande, aujourd'hui député, s'estimant calomnié, a fait fermer pendant trois jours le site allemand de l'encyclopédie par internet Wikipédia.

AFP | 17.11.2008 | 18:09

Lutz Heilmann, député au parlement fédéral du parti d'extrême gauche die Linke (La Gauche), avait obtenu le 13 novembre une injonction obligeant Wikipédia Allemagne à fermer son site tant que certaines informations le concernant seraient incluses dans un article en ligne.

Parmi les affirmations controversées figuraient le fait qu'Heilmann aurait occulté ses états de services à la Stasi de 1985 à 1990, ainsi que des références de presse à sa vie sexuelle. M. Heilmann, qui avait déjà fait l'objet d'une polémique en 2005 pour avoir caché son passé à la Stasi avant d'être élu député, a renoncé à ses poursuites dimanche et autorisé la réouverture de Wikipédia après que le site allemand a modifié certains aspects de l'article. L'affaire embarrasse toutefois son parti dont un des dirigeants au parlement, Petra Pau, a affirmé lundi que la Gauche"se bat depuis des années contre les efforts visant à censurer internet".

Nombre d'anciens membres de la Stasi ou"informateurs"qui ont collaboré avec le service secret de l'ancien Etat totalitaire attaquent régulièrement en justice les médias ou personnes qui révèlent publiquement leur passé, affirmant qu'ils violent leur droit à une vie privée. Le magazine allemand Der Spiegel rapportait ainsi lundi qu'une ancienne victime de la Stasi, Fritz Schaarschmidt, a été attaquée en justice pour avoir nommé sur son site internet www.stasi-in-erfurt.de un ancien informateur de la police secrète qui, lorsqu'il travaillait comme proviseur dans un lycée, avait refusé pour raison politique de laisser sa fille passer son bac.

Correspondance dans l'affaire "Kevin Colvin"

VALLEYWAG, OWEN Thomas,"Bank intern busted by Facebook", in : Your Privacy is an Illusion, 12 novembre 2007

Correspondance dans l'affaire Kevin Colvin

Captures d'écran lors de la dénonciation d'un faux profil Facebook

ED PRODUCTIONS, DELCROIX Eric, Facebook : usurpation d'identité et bug !, 15 octobre 2008, http://www.edproductions. com/leszed/index.php?facebook-usurpation-d-identite-faux-profil-acces-interdit

Captures d'écran lors de la dénonciation d'un faux profil Facebook<

Dénonciation photo sur facebook

Article Le Temps

DEBRAINE Luc,"Pour un Web plus serein", in : Le Temps, 17 novembre 2007

Pour un Web plus serein

C'est un comble. Google permet de se surveiller soi-même. C'est-à-dire de se tenir au courant, chaque jour ou chaque semaine, de ce qui se dit sur soi dans des blogs, des réseaux, de simples pages web. Il suffit d'activer une fonction précise du tentaculaire moteur de recherche.

Des avocats conseillent aujourd'hui de recourir à cet outil d'autosurveillance afin de pouvoir réagir rapidement en cas de problème. Comme une réputation mise à mal, une identité volée, des infos personnelles divulguées à l'excès. Autant s'y faire: chaque fois que l'on agit sur le Web, on laisse une brique que l'on ajoute à sa propre réputation. Opinions, amis innombrables sur Facebook, achats, coordonnées, échanges, images, hobbies, lubies sont désormais les facettes d'une identité numérique. Autant de pièces d'un puzzle qui peut se compléter d'un coup, ou plutôt d'un clic, que l'on soit un employeur, un vendeur, un enquêteur ou un malfaiteur. Voire un concurrent ou un simple curieux.

Dans la grande majorité des cas, la vulnérabilité des infos personnelles ne porte pas, ou guère, à conséquence. Le Web 2.0, faut-il le rappeler, est d'abord un extraordinaire univers d'informations, de connaissances, de partage, de socialisation.

Mais voilà: il arrive que des réputations numériques soient éreintées par des ragots, des faits erronés ou des rappels intempestifs du passé. Avec des conséquences perverses pour le travail, la vie privée, la vie tout court. L'avenir passe sans doute par un plus grand contrôle, par les utilisateurs eux-mêmes, de leurs propres données personnelles. Et à un Web plus serein. Une agora où l'on se sentirait en confiance plutôt qu'encouragé à l'autocontrôle paranoïaque.


Fragiles réputations en ligne

Le Web sait et dit tout sur nous, à bon ou mauvais escient. Autant de données persistantes difficiles à contrôler ou à effacer.

"Etre sur Internet, c'est comme être nu sur une place publique, avec tout le monde qui vous regarde et vous écoute": voilà ce que l'avocat sédunois Sébastien Fanti dit à ses clients pour les engager à davantage se méfier de ce qu'ils disent et font sur Internet. Car, sur le Web, les réputations se font et défont à la vitesse des technologies de l'information. Surtout, alors même qu'il s'agit ici d'un support numérique immatériel, ces données sont comme gravées dans la pierre: elles sont remarquablement persistantes.

L'une des caractéristiques de l'univers numérique est de laisser des traces, ce qui ne convient pas à chacun. Comme les personnes qui ont été condamnées par la justice, ont payé leur dette et ont pénalement droit à l'oubli. Un citoyen suisse a ainsi eu la mauvaise surprise de trouver sur le Web son nom accolé à une très ancienne affaire de stupéfiants, simplement parce que les archives du tribunal qui l'avait jugé ont été récemment mises en ligne. Autre situation: condamné pour sa responsabilité dans un accident mortel, un organisateur d'événement sportif est confronté à une page web accusatrice de la famille de la victime, page qui demeure alors même que l'organisateur aimerait que cette faute jugée soit oubliée. Que dire enfin de tel entrepreneur qui a fait un jour faillite, est depuis lors passé à autre chose avec succès, mais qui voit toujours son nom accolé sur le Web à cet épisode de sa vie?

Sur le Net, tout se crée, rien ne se perd. Le Web 2.0, si socialisant, encourage chacun à être connu, à s'exprimer, à publier, à informer, à donner son avis aussi bien que ses coordonnées, à consommer, à se faire des amis, à partager ses passions, à dire ce qu'il fait dans sa première vie réelle ou sa seconde vie virtuelle. C'est ainsi que se construisent nos identités et réputations numériques, par agrégations successives, à bon ou mauvais escient, pour le compte par exemple de sociétés de marketing trop heureuses de pouvoir mieux connaître le profil de clients potentiels. Taper son nom, celui de son voisin ou de son concurrent sur Google, ou sur le nombre croissant de sites qui ne s'intéressent qu'à nos parcours personnels et professionnels, revient à ouvrir une boîte de Pandore. Sans dommage la plupart du temps. Mais pas toujours.

"Sur le Net, une info peut faire mal comme un vrai coup. Il faut donc développer des mécanismes de défense, acquérir des réflexes, apprendre à se préserver", rappelle Stéphane Koch, spécialiste à Genève de la gestion stratégique de l'information. Car il n'est ensuite pas facile d'effacer cette info, cette intervention, cette photo, ce fait inventé ou avéré. Même s'ils accèdent à des demandes de privés, surtout si elles sont formulées par un avocat, les sociétés de moteurs de recherche restent toutes-puissantes. En particulier avec la protection que leur donne le premier amendement de la Constitution des Etats-Unis, où beaucoup d'entre elles sont basées. Et comment vérifier que telle donnée a bien été gommée des millions de serveurs, de sites miroirs, de caches ou d'archives éparses qui grossissent au fur et à mesure de l'évolution des capacités de stockage?"La meilleure stratégie, c'est de réfléchir avant d'agir, comme de se créer une vraie identité numérique ou de changer régulièrement de pseudo", conseille Stéphane Koch.

Comme les réputations et identités en ligne sont si vulnérables, de nouveaux outils numériques permettent de mieux les maîtriser. Bien sûr, des sites comme eBay s'appuient déjà sur des indices internes de fiabilité ou confiance de ses membres. Mais quid de services ouverts à l'ensemble du Web? Le 11 décembre à Genève, une conférence-atelier fera le point sur les nouveaux moyens de contrôle personnel en ligne que sont OpenID ou Venyo (cf. http://www.dynamia.ch)."L'avenir, c'est de permettre à un utilisateur de pouvoir centraliser ses données personnelles et de les gérer à sa convenance", note Snorri Giorgetti, le président d'OpenID Europe. "L'avenir, ce sont aussi les fournisseurs ou"tiers"de confiance qui permettront de savoir immédiatement à qui on a affaire sur un blog, lors d'une transaction bancaire ou lorsqu'on cherche un plombier", ajoute Jean-Marc Seigneur, chercheur à l'Université de Genève et dans la start-up Venyo.

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A propos de l'auteur

Noam Perakis

Noam Perakis est un entrepreneur suisse co-fondateur et responsable marketing de RC-TECH Sàrl depuis 2007. Parallèlement, il est responsable de projets au sein de l'association COTESCENE spécialisée dans la production événementielle.