Comment monétiser son parc de noms de domaine

Une tendance lourde et vraisemblablement irréversible met en évidence le fait que le parking ne rapporte plus de revenus substantiels, le plus souvent même insuffisants pour couvrir les frais de renouvellement des noms de domaine.

Dans ces conditions, les mini-sites deviennent de plus en plus courants, ainsi que dans une moindre mesure le développement de vrais sites et la location des domaines. Mais au final, la rentabilité est rarement conséquente, ce qui peut handicaper les domaineurs ne pouvant amorcer des fonds suffisants.

La plupart de ceux présents sur le marché considèrent l'acquisition de noms de domaine comme un investissement à moyen long terme, qui se rentabilise lors des ventes de domaines, et non grâce aux éventuels revenus publicitaires générés.

Le parking des noms de domaine

Le parking est extrêmement simple à mettre en place : il suffit de déclarer à son hébergeur de nom de domaine les DNS du service de parking et une page pleine de publicités, plus ou moins optimisées si l'on se donne ou non la peine d'entrer des mots-clés dans son interface personnelle, est générée automatiquement.

Ces pages indiquent également généralement si le nom de domaine est à vendre et éventuellement à quel prix.

Pendant des années, le parking des noms de domaine a procuré des sommes qui se sont comptées en millions de dollars par an pour nombre de domaineurs anglo-saxons.

Les performances se sont régulièrement dégradées, à mesure qu'étaient combattus le cybersquatting et le typosquatting, que les navigateurs internet grappillaient du terrain sur la navigation du directe avec la popularisation des favoris et des barres de recherche, que les taux de clics baissaient au même rythme que les internautes se lassaient de ces pages sans intérêt, et que les revenus s'effondraient par la faute de la désaffection des annonceurs et des revirements des Yahoo!, Google et autres épines dorsales du système.

Le parking 1.0, correspondant aux pages sans contenu et bourrées de liens publicitaires, a vécu.

Le parking 2.0

Parmi les principales limites du parking mentionnées plus haut, le principal inconvénient est de se limiter au trafic en navigation directe. Même si les pages de parking sont généralement convenablement indexées par les moteurs de recherche, il est strictement interdit par les moteurs de recherche et les sociétés de parking de faire pointer des liens vers de telles pages, ce qui réduit drastiquement les changes de générer du trafic en provenance des moteurs de recherche.

Le parking 2.0 propose de réaliser de manière automatisée des mini-sites, en agrégeant du contenu en provenance de flux RSS, de sources d'articles libres, de répertoires de vidéos, d'images, d'actualités et de toutes sortes de services disponibles gratuitement. Le résultat est graphiquement réussi, mais les performances en termes de trafic et de revenus sont pour l'instant décevantes.

Malgré les progrès réalisés par le parking 2.0, qui se caractérise par la production automatisée de contenus textuels et autres médias, les revenus ne décollent pas et des voix de plus en plus nombreuses au sein de l'industrie du nom de domaine prévoient la fin prochaine du parking.

Les mini-sites, les sites et la location des domaines

La production de mini-sites tend à se développer, même si les retours sur investissement sont à peine meilleurs que ceux des pages parking, pour des efforts bien plus contraignants.

Il faut en effet dans un premier temps produire un site internet ou le commander auprès d'un sous-traitant, et faire de même pour le référencement. On parle ainsi de l'émergence du webmaineur, qui est la contraction des termes "webmaster" et "domaineur".

Parfois les titulaires des noms de domaine choisissent le développement de vrais sites, mais il est rare que la rentabilité soit acquise rapidement. La solution la plus rentable est en général la location de domaines, mais il est difficile de trouver des loueurs, hormis pour les domaines de très haute qualité.

Pour aller plus loin

  1. PPCIncome.com : Comparaisons des performances des programmes de parking

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A propos de l'auteur

David Chelly

Editeur du site Domaine1.fr, David Chelly est depuis 2006 spécialisé dans la politique de nom de domaine dans les entreprises. Docteur en sciences de gestion, diplômé en droit, finance et sociologie, il a exercé pendant une dizaine d'années en tant que consultant en management et enseignant-chercheur en écoles de commerce et à l'Université.